Des vestiges de l’âge de pierre sont découverts en 1886, 1900 et 1906. A l’époque gallo-romaine, le village est situé entre deux routes reliant Orléans à Sancerre. L’existence de l’église est attestée en 1154 par une lettre de l’évêque d’Orléans, Manasses de Garlande, donnant au chapitre de Jargeau les revenus de l’église, Viglain possède 7 fiefs au total. Après la fin de la guerre de Cent Ans, la région intéresse les gentilshommes et les bourgeois enrichis qui acquièrent des terres en Sologne. Au XVème siècle, la famille Pâris, libraire et imprimeur de l’Université d’Orléans, possède ainsi des terres et une métairie à Beauregard. Au XVIème siècle, des routes se créent en Sologne et des manoirs sont édifiés. Les guerres de religion sont une période de troubles pour la région. En 1658, les Solognots se soulèvent en raison d’une mesure monétaire et trouvent un chef en la personne de Gabriel de Jaucourt, seigneur de Baffou à Viglain. A la fin du XVIIème siècle et au XVIIIème siècle, les possesseurs du manoir de Beauregard regroupent une grande partie des terres de Viglain. Au château de Béon, le vicomte de l’Epinière, lieutenant-colonel de cavalerie et chevalier de Saint-Louis, est chargé de mission en Italie par Louis XVI. Il est l’arrière grand-père du maréchal Lyautey. Au XIXème siècle, les nouveaux moyens de transport permettent l’amélioration des terres par marnage. Les propriétés se morcellent en permettant à des agriculteurs de devenir propriétaires. Pendant la Seconde Guerre mondiale, le village est bombardé et les vitraux de l’église sont détruits. Malgré l’exode rural, le village ne se dépeuple pas au XXème siècle en raison de l’implantation d’industries à Sully sur Loire et du développement du tourisme.
